
La Lampe
La lampe brûle
Quoi qu'en dise le
ciel.
Ses brillances variées
Déclinent les objets ,
Jetant leur ombre
Au flanc des murs.
Je sortais du chaos
D'où naissait l'éternel
Cette nef emplie d'images
D'ombres et de couleurs
Au fond de cavernes rouges
Creusées au clin des yeux
Et dans
la pièce, une poudre
Blanche à faire plus blanc,
Des harengs serrés dans la barque
S'allongent en nombre,
Craquants du sel qui les dévore
Tels des épaves rongées par l'écume,
Du linge pensif pantelle sur un fil,
Des légumes attendent
Dévêtus sur la table, indécences
Emergeant des pelures.
Tout le
si peu du rien...
Ca m'est égal
Et j'éteins la lampe,
L'obscur me va si bien.
J'y vois l'invisible,
Et dans ma tête
Il y a une poésie..
Gouachée de couleurs
Plus vives que le temps
Dans les cavernes rouges.
Au bout peut-être des
mots..
Ou une aquarelle
A l'allure d'un poème...
François Rivals
Copyright © 1999- François Chavanne- Poésies et aquarelles