Ce matin-là,L'enfant de l'aube
Je te le dis à voix basse :
Te souviens-tu de l'enfant
Qui fut le nôtre ?
Inerte qu'il resta
Dans un autre berceau.
Il n'aura pas couru
Comme les autres sur la plage.
On croyait voir ses traces légères
Au ras de l'eau sous les varechs. Il doit voguer vers plus de lumière
Sur l'océan qui mime le ciel
Ainsi en avions-nous la certitude... Son chemin n'était pas dans les ronces
Mais dans un autre univers
Plus doux que les roses de l'aube...
François Rivals
Copyright © 1999- François Chavanne- Poésies et aquarelles