Les enfants du soleil
Pour fermer les yeux de la fête en allée
Où les enfants du soleil se sont brûlés
Durant des nuits et tout le jour
Fanant leur jardin rose à rose
Il n'y a plus que les pleurs à toucher le monde
Et des voix brisées chantant quand même
Apprenant aux mortels que les étés sont courts
Où jouir pleinement de tout ce que l'on aime
Les enfants du soleil ont quitté leur étoile
Pour s'offrir absents aux mains qui les cueillent
Abandonnant les splendeurs des miroirs
Ils plongent dans l'abîme aux oiseaux noirs
François Rivals
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