C'est un immense cimetière
Jonché de fleurs
Fraîches ou fanées.
Partout de grandes allées
Au carrefour des morts.
Charme mélancolique et triste
Charme des âmes d'automne.
Feuilles de vie qui s'envolent
D'une bourrasque subite
Vers un ciel gris de fer
Perçé du pâle soleil.
C'est un immense cimetière
Au carrefour des morts.
Sur les marbres lustrés,
Des colombes picotent
Mille miettes inventées...
Des chats impertinents,
Immobiles et discrets,
Miaulent impunément
Leurs éternels regrets...
Les vivants s'en reviennent...
Leurs pas sur le gravier
Crissent comme une antienne,
Mémoire des trépassés...