Nos étés

 

 

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Alphonse Chavanne : chalets


Là-bas au bout du chemin, c'est bien l'aube
De notre maison aux quelques étés endormis.

Vois-tu la dentelle du balcon, ses bois ajourés ?
Il regarde  la même découpe des cimes
Et le soleil est là qui s'y accoude encore
.

Et ces trous sans voilures, combien sont-ils ?
Un vent cyclonique semble les transpercer
A coups de boutoirs et les murs s'en plaignent.

Sans doute fait-il trop froid au milieu de la cour
O
ù végètait notre beau cerisier capricieux !

Vois-tu ces grandes herbes qui se couchent
Sur le marécage où l'eau doit être plus noire ?
Leurs vagues butent contre l'odeur des mélèze
s.

Vois-tu cette rosée bleue à recommencer le jour,
nous sautions gaiement dans l'inconnu des flaques ?

Mais plus au sud ces nuages bousculés
Vont porter la violence d'un feu nouveau,
Nous ne verrons pas le cerisier dans la cour
Mais l'éclair d'un été qui finira en cendres.

François Rivals

 

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Copyright © 1999- François Chavanne- Poésies et aquarelles