Poème en promotion
Pour mourir de rire
Sans complications
Pour mourir de faim
Entre l'espoir et le fromage...Est-il des nôtres celui-là
Qui tout près me fascina...?
Un serpent de mer
Qui se paie ma tête
Un long bras de mer
En tenue d'habit vert
Dont on m'a parlé
Sans l'avoir jamais vu
Il me tire la langue
Et me siffle dessus
Se love et se dresse
En grande prêtresse
Je rêve éveillé
Et me réveille
Le serpent a filé
Sous les touffes d'oseille
C'était un serpent de mer
A nul autre pareil.
Et me voilà sur place
Entouré de limaces
Qui courent aux abris
Ventre à terre
A l'ombre des feuillages
Par crainte du serpent
Dont elles n'ont vu l'image...
Des limaces de mer ?
Mais non, je rêve !
Ce sont de vieilles loches
Qui trottent sans galoches..
Je rêve encore éveillé
D'ailleurs je pétanque
Sur la place occitaneLa place de ce village,
Que tant j'aime à revoir
Dans l'étuve du soir.
La face ocre du fronton
Chauffé à blanc le jour
Excite les frelons
Sur l'enfant à la figue
Qui lui colle à la main.
A l'encontre des clartés
Le trou noir du Maréchal
Ferrant un vieux cheval
Qui décavaillonnait
La vigne au père Médal.
L'éclair des martinets
Crayonne le ciel en noir.
Béates ces boules absentes
Autour d'un triste cochonnet
Victime adulée de l'arène.
Des yeux de verre m'épient
Qui suis-je parmi ces gens ?
Je ne parle pas leur patois
Et mes boules sont en bois...
Qui suis-je enfin ?
Sinon un tas de rêves
Jouant sous mon béret
A dénouer sans cesse
L'énigme d'un serpent vert.Adieu,
je vais sous mon toit !
Adieu les abeilles
sur le miel en fleur !
Bonjour
mon petit chez-moi !
Adieu
Serpent de mer !Je le sais,
La terre est une pomme verte
Avec des mers et des serpents
Une pomme juteuse à croquer
A pleines dents
Et l'on peut y rêver
A des serpents de mer.François Rivals
Copyright © 1999-2000- François Chavanne- Poésies et aquarelles