Que bruisse une seule parole
Tombée de ses lèvres d'enfant
Les jours d'hier alors s'envolent
Qui la caressent de leur vent
Des sons lointains chantent pour elle
L'hymne des oiseaux du levant
Qui tous reviennent à tire d'ailes
S'ébrouer en son coeur absent
Elle sourit aux temps passés
Qui s'animent en ses yeux fermés
Et croit voir en un cavalier
L'amant d'une valse oubliée
Elle songe sous l'ombre des branches
Aux soleils de ces riches heures
Qui lui donnent un sourire d'ange
Exténué par ce faux bonheur
Les images se figent un peu
Brouillées dans les nues de l'oubli
Elle entrouvre à peine les yeux
Surprise d'être encore ici
Défilent alors de bien longs jours
Où se creusent trop de blessures
Elle ne voit plus en leurs détours
Que germes de vies qui murmurent
Demain viendront d'autres beaux jours
Egayant des sentiers heureux
Au rendez-vous des vieux amours
Quand pâlissent les oiseaux bleus
François Rivals