Ce seraient des absences qui ne font plus
souffrir,
Des éclats de tortures qui se perdraient dans l'air
Des cris de déchirures qui seraient apaisés
Ou simplement le souhait de voir le vent tourner
Ce seraient des serments d'amour et de
tendresse
Aux promesses tenues, sans être prisonnières,
Aux caresses qu'un ange poserait sur la joue
D'un vieil homme qui fuit pur protéger ses jours.
Les étaux de la haine, desserrant leurs
étreintes,
Entrouvriraient alors leurs lèvres de métal,
On pourrait voir enfin disparaître l'empreinte
De la vieille injustice qui ne connaît plus d'âge.
Ce serait le repos pour des âmes
meurtries,
Les sanglots à jamais, garderaient leurs soupirs
Et les fardeaux de honte succomberaient ainsi
Sous le poids de leurs peines, ils trouveraient la mort !
Ainsi donc, une vie qui n'en finirait plus
D'être chaude d'ivresse, de haine révolue,
Dense dans le corps même de la joie retrouvée,
Telle un joyau suprême que l'homme a égaré
Ou peut - être une marche qui, chaque pas
élève
En offrant au soleil, la dignité de l'être,
Une réalité dont l'homme et l'animal,
En harmonie, vivraient sous un respect total.
Et si c'était un rêve, ce serait le plus
doux,
Ce serait le plus beau qu'on puisse imaginer.
Lydia Pavot