Nath
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poèmes de Nath se lisent comme la saga d'une vie multiple, entrecoupée de joies et de
blessures. Loriginalité est la force de cette voix qui martele, à chaque vers,
lecho dune plainte, une poésie de linfortune, en somme. On remarque d'emblée les thèmes de l'évasion... la mer, les quais avec leurs escales incertaines, les exils vers on ne sait où, les bateaux ivres d'errance, les mouettes qui frôlent les vagues vers un hypothètique perchoir,les voiliers, les goèlands, les chaloupes à l'aube ( Epitaphe, Marines) ensuite celui du doute... illusion damours déchirés par les aléas de linstant , insistance du vertige devant la mort, crainte de la page vierge où l'encre" à pas de lune, à cris de loup" devient livide, ce liquide encore employé comme matière à dire tout ce qui doit être révélé. La syntaxe est superbe, servie par un choix de mots étonnants, propres à captiver le plus récalcitrant des lecteurs. Des poèmes en forme dalexandrins, des sonnets, des rimes riches ou pauvres, des vers libres, tout un mélange à faire rêver. Nous sommes en présence d'une poètesse authentique qui sait manier l'expression nous révèlant à la vie, à sa vie, car au fond c'est bien de celà qu'il s'agit, une considération amère sur l'existence, une poèsie de l'infortune écrite dans la sincerité, à la manière des symbolistes. Que les quelques poèmes, çi-dessous, vous invitent à ouvrir son nouveau
site " mot-à mot
".
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Nath |
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Ailleurs
Il faudrait un espace au-delà de l'amour
Une parole vierge une main délivrée
Que nos lèvres retrouvent au revers du discours
La colère du vent la force du secret
Que tout puisse se dire et tout se pardonner
Que la folie s'exhibe aux rimes interdites
Que l'encre se confonde avec la liberté
L'orage apprivoisé l'horizon sans limites
Que jamais ne s'engluent nos regards nos idées
Que ton rire célèbre à jamais l'Anarchie
Que d'autres te rencontrent et viennent s'échouer
Comme moi sur tes lèvres et ce matin surpris
Que l'aube nous parvienne même dans très longtemps
Rebelle dissidente et jamais résolue
Que nos mains se souviennent et gardent cet instant
Comme un précieux vertige aux matins défendus
S'il suffisait d'un mot pour convaincre l'abîme
Je m'en irais tremblante aux sources de ta voix
Déjouer le soleil jusqu'à l'instant sublime
Où la nuit reviendra qui te ressemblera
Nath
Copyright © 2005- François Chavanne- Poésies et aquarelles.